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Date de création : 15.02.2012
Dernière mise à jour : 17.05.2012
38 articles


Mot Kabyle du Jour

Udem = Visage

Drapeau Berbère
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Vues du ciel

Publié le 17/05/2012 à 10:11 par kabyle-bejaia
Vues du ciel

Vues du ciel



Guerre d'Algérie

Publié le 18/03/2012 à 19:10 par kabyle-bejaia

En ce 50e anniversaire des "Accords d'Evian" , je voulais vous faire part de ce documentaire diffusé très récemment sur France 2. C'est un Documentaire très émouvant et instructif . Je salue l'initiative de France 2 qui est sûrement la première chaine à parler d'une façon aussi poussée sur un Sujet encore Tabou . Ce documentaire extrêmement bien réalisé (Archives entièrement colorisées , commentaire de Kad Merad etc ...) et permet de lever le voile sur de nombreux sujets et de répondre à de nombreuses questions sur un sujet encore obscur .

Bon Visionnage !!!

PS : Faites moi part de vos impressions après ce visionnage .Merci d'avance .

De plus voici le lien du site du Film :

Guerre d'Algérie , la Dechirure




Enseignement supérieur

Publié le 14/03/2012 à 13:59 par kabyle-bejaia

Béjaïaest dotée d'une université baptisée au nom de Abderrahmane Mira un martyr de la guerre d'Algérie. L'université est créée en 1983 avec un effectif de 205 étudiants et 40 enseignants pour passer à 22 792 étudiants pour 698 enseignants en 2006. L'université se déploie sur deux principaux sites: Targa Ouzemmour et Aboudaou. Elle compte actuellement sept facultés :

  • Faculté de Technologie
  • Faculté des Lettres, des Sciences Humaines et du sport.
  • Faculté de Droit
  • Faculté des Sciences Économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales.
  • Faculté de Médecine
  • Faculté des Sciences Exactes
  • Faculté de la Nature et de la Vie                


Excuses

Publié le 14/03/2012 à 13:40 par kabyle-bejaia

Vueillez m'exucuser de cette absences de plusieurs jours . J'ai eu un problème et donc n'ai pas eu le temps de me consacrer à ce Blog . Mais cependant je reprend à partir d'aujourd'hui l'activité du Blog . Désolé pour la gêne occasionée et l'attente .

Merci




Amitié et jumelage de Béjaia

Publié le 01/03/2012 à 18:49 par kabyle-bejaia Tags : bejaia

Protocole d'amitié et jumelage

 

Béjaïaa un protocole d'amitié avec :

Béjaïa est jumelée avec:

Flag of Portugal.svg Portimão, Portugal (2009)

source : Wikipédia



La Cippe de Lambèse

Publié le 29/02/2012 à 17:11 par kabyle-bejaia Tags : bejaia

Le CIPPE de LAMBÈSE (Toudja) - Une HISTOIRE....d' EAU

L'approvisionnement en eau de BOUGIE s’effectuait grâce aux sources du Gouraya et des Aiguades ; cette dernière, située dans le ravin des Singes nécessitait une station de pompage pour amener l'eau jusqu’à la ville. Vite insuffisantes pour le nombre accru de la population, on a pensé en 1896 remettre en état l’ aqueduc de TOUDJA, aqueduc construit par les Romains au IIè siècle après J.C ; nous en avions une trace à Bougie avec le cippe de Lambèse (*).
La stèle située sur la placette en face de la mairie, est une partie d'un monument de forme hexagonale racontant l’histoire du tracé de cet aqueduc (*) menant l’eau de TOUDJA à BOUGIE ; stèle découverte à Lambèse en 1866 puis ramenée à BOUGIE .
Cette inscription donne une partie du texte d’une lettre adressée par le gouverneur de la ville, Varius Clemens, au gouverneur de la Mauritanie césarienne sous le régne d’ Adrien (117 à 138), ainsi conçue :

Au nom d’une cité splendide et de ses habitants, je te prie Seigneur, d’engager le niveleur Nonius Datus, vétéran de le 3e légion Augusta, à venir à Saldae afin d’y terminer son œuvre

Une autre partie de l’inscription donne le rapport après son achèvement des travaux, dans les termes suivants :

“ Je suis parti, en route j’ai été assailli par des brigands. Je me suis échappé, nu et blessé, j’ ai pu arriver à SALDAE avec les mien . J’ai vu le gouverneur VARIUS CLEMENS. Il m’a conduit à la montagne où l’on se désolait sur I’incertitude du creusement d’un tunnel qu’on voulait abandonner parce qu’on avait déjà ouvert plus de longueur que n’en comportait lépaisseur de la montagne. Il m’apparut qu’on avait abandonné la ligne droite dans l’attaque du côté amon ; on s’était porté à droite vers le midi et dans l’attaque aval, également à droite vers le Nord. Les deux sections n’étant pas sur la même ligne ne se rejoignaient pas. Cependant, la ligne droite avait été piquetée sur la montagne, d’Orient en Occident. Pour que le lecteur ne fasse pas d’erreur au sujet de la galerie souterraine, j’appelle amont la partie qui reçoit l’eau et aval celle qui l’émet. Lorsque j’eus rectifié le travail, sachant comment chacun avait procédé dans son attaque, j’ai mis en émulation des hommes de la flotte et des hommes de louage et ils sont parvenus à opérer le percement et moi, le premier qui avait fait le nivellement, indiqué le tracé et prescrit ce qu’il fallait faire suivant les plans remis à PETRONIUS CELER, j’ai ainsi achevé l’œuvre. Après l’arrivée de l’eau, VARIUS CLEMENS en a fait l’inauguration


Depuis d’autres sources ont été captées dans la région.

(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)
(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152.




Conseils et Bonne Adresses

Publié le 28/02/2012 à 19:15 par kabyle-bejaia Tags : Béjaia

Voici pour vous quelques Conseils et Bonnes Adresses quand vous visitez Béjaia :

•Hôtels :

Si vous ne connaissez personne à Béjaia qui pourrait vous hébergez ou si vous n'avez pas de Famille voici quelques Hôtels interrésants :

-l'Hôtel Chréa qui se situe au 4  boulevard Krim Belkacem près de la Maison de la Culture . C'est un Hôtel qui  en plein centre urbain dispose d'une quarantaine de chambres agréables et spacieuses . On y trouve un accueil chaleureuxet un service de qualité . Il y a un Restaurant Gastronomique et le Wi-Fi est en accès libre dans tout l'Hôtel . Il faut compter 4400 dinars la chambre double . Pour plus d'informations le numéro est 034 20 50 50 et vous pouvez visiter le site www.hotel-chrea.com . C'est un hôtel que je vous recommande vivement !!!

-l'Hôtel Cristal qui se situe au 4 route de Sidi-Ahmed à Béjaia .C'est un hôtel conviviale idéal pour les Familles situé en centre villes disposant de suites et d'appartements à des prix standard ( pour 2 personnes suite: 4200 et appartements :4700 dinars ).Il y a aussi un réstaurant , une caféteria , une pizzeria et le Wi-Fi en accès libre.

-l'Hôtel  de l'Etoile est un petit Hôtel chaleureux situé en plein coeur de l'Ancienne Ville sur la Place Gueydon avec vue sur le Port . C'est là-bas que Manuel Texeira Gomès le Premier président Portugais a résidé. On y trouve une quinzaine de chambres petites et confortables .

•Restaurants :

- Dali Bou la Glace : c'est une adresse aussi célèbre qu'incontournable .Il se situe au Rond- Point du Centre Ville .  Il est envahi l'été par tout les Touristes et les Bougiottes . Sa célèbre glace , son fameux granita et sa délicieuse garantita saurons vous séduire et vous émoustiller les papilles .!!!  De plus le prix très abordable ne feras que plaisir à votre porte-monnaie .Pour plus d'infos le numéro :030 43 21 90

-Fab-Chez Farid : Dans le Centre Ville 6 rue Idirjaoui-Aek derrière la rue Piétonne .C'est une belle petite adresse gastronomique . Les prix sont raisonnables et les plats succulents . Crevettes sautées, éscalope à la crème , gratin de choux-fleurs ...Idéal pour le Déjeuner . Num: 05 50 98 02 39 .

-Plazza : situé au Carrefour de Djouadi sur la Route de Sidi-Ahmed . C'est un self-service très sympathique pour lequel il faut compter 300 da le Plat .

•Pâtisserie :

- la Maison Aouchiche : situé au 34 rue Larbi-Ben-M'hidi (Piétonnière). C'est une excellente pâtisserie qu'on recommande pour ses gâteaux et ses salés , notamment son excellente tarte à la Tomates et aux Oignons .Num: 034 22 99 47 .

- Pâtisserie la Duchesse :  Situé dans la Rue du Vielliard en Centre-Ville . Une valeur sûres pour les pâtisseries et autres en-cas . Je vous la recommande particulièrement .

•Café :

- Le Café de France : C'est un café-bar situé en plein centre ville . C'est un des plus sympathiques d'Algérie.Même si l'atmosphère est très masculine comme partout , ce bar du centre ville , aux murs revêtus de bois et de miroirs est franchement convivial .Il invite ses habitués , principalement intellectuels et universitaires de Béjaia , à se retrouver autour d'une bonne bière. La vue sur le port et sur la baie est imprenable .Un accueil chaleureux  vous sera reservé .

•Culture :

- Le Théâtre Régional de Béjaia : situé dans le Boulevard Amirouche en Centre-Ville . Jadis dirigé par Mohamed Fellag , il redore son blason et se fait de plus en plus accueillant et dynamique . On peut assister à des classiques algériens autant qu'à des spectacles pour Enfants . On peut aussi écouter de la Musique et discuter dans le caffé litteraire chaque Samedi .

•En plus :

-Mon petit plus personnel : chez Maouchi dans la rue du Vieillard un petite pâtisserie - pizzéria succulente dans laquel on peut déguster des pizzas faites-maisons autant que des pâtisseries (je vous conseille les Russes )

Je vous recommande vivement cette adresse !!!



Boulimat

Publié le 28/02/2012 à 14:57 par kabyle-bejaia Tags : Béjaia

Boulimat aux charmes mystérieux

 

 

 

Boulimat. Le rivage évoque pour les nostalgiques, par la difficulté d’y parvenir jadis, une destination lointaine, mystique et, de par les ingrédients dont Dame Nature l’a gratifiée, édénique. Le bitumage de la liaison à partir de l’embranchement sur la RN 24 est récent.

Dans les années 1960 et 1970, seuls les vaillants campeurs affrontaient, sac à dos et sac de couchage de fortune, une piste cahoteuse. Les plus veinards seront pris en stop par les rares et téméraires automobilistes pour qui l’envoûtement de Boulimat « dégomme » l’inconfort de rouler sur une suite de cailloux, de crevasses et de poussière. Mahmoud, aujourd’hui presque sexagénaire, parle avec passion de cette époque idyllique. « On se retrouvait, à tout casser, en comptant les deux ou trois familles qui y vivaient à longueur d’année, pas plus d’une vingtaine de campeurs sur un rivage de 800 à 1000 m de longueur. La ville de Béjaïa difficile à joindre, on partait faire les provisions à tour de rôle pour le reste des campeurs, même pour ceux avec qui on ne partageait pas le campement. On mangeait du pain sorti de la boulangerie une semaine auparavant... Pâtes et légumes secs accompagnaient souvent le poisson qui peuplait alors les eaux de Boulimat.

L’éloignement ou, dirait-on, l’isolement, conférait une valeur inestimable aux provisions et la convivialité engendrée rendait le séjour encore plus agréable ». La communion intégrait les autochtones qui offraient fruits et légumes cueillis dans leurs potagers et alimentaient la colonie en eau potable, ajoute le nostalgique. Aujourd’hui, les choses ont changé ; le confort est réel et la magnificence des lieux n’est en rien amoindrie, bien que rompue par endroits par un envahissement des cabanes sans âmes ni attraits notamment au lieudit Baxter. Après l’embranchement au Kilomètre 6 sur la RN 24, l’iode mélangé aux senteurs dégagées par les pins, les oliviers, le caroubier, le genévrier et le reste du maquis des montagnes des Mezzaïa, embaume l’air.

A l’approche de Tazeboujt, une crique précédent Boulimat, l’autre versant des Sbaâ Djebilet de Gouraya se dessine sur une pente abrupte qui se jette dans la mer. Les trois voies d’accès qui y mènent déversent un sempiternel flot de voitures, de fourgons, de motocyclettes et pleins de gens qui y vont à pied. Une plage de sable fin en demi lune enserre un plan d’eau des plus limpides ; le fond de galets est un véritable spectacle d’algues mouvantes et d’alevins qui se risquent jusqu’au ressac. En face, l’île des Pisans. Une île hérissée de buissons et d’écueils, distante du rivage de près d’un mile. Un véritable vivier où une multitude de rongeurs trouve pitance.

On raconte que les tribus des Mezzaïa l’avaient, dans le passé reculé, élue comme lieu de mise en quarantaine des cheptels touchés par les épidémies. Les quarante jours écoulés, on venait récupérer les plus coriaces des bêtes. Un épisode autrement plus triste est collé au carnet historique de l’endroit. Dans les années 1950, des écoliers de Amtik n’Tafat, un chef-lieu du douar environnant, accompagnés de leur instituteur, étaient attirés à leur arrivée par l’énorme éminence verte crevant le plan d’eau. Ils s’étaient immédiatement jetés à l’eau, trompés par l’effet d’optique qui présentait l’île comme plus proche de la plage. Cela a tourné au drame et beaucoup n’ont pas échappé à la noyade.

La légende attribue à l’île des Pisans un fait beaucoup plus mythique : accompagné de Sidi Touati, un érudit, Nacer Ibn Hammad Ibn Alenas, souverain hammadite, s’y isola car ne pouvant digérer la mort à petit feu de son royaume au XIIe siècle. Cet habillage mystique accentue la beauté magique de Boulimat dont le nom évoqué autrefois par les seuls intrépides aventuriers s’est fait une place de choix de nos jours dans le calepin des touristes nationaux.

Source : El watan



Vidéo de Béjaia 2

Publié le 28/02/2012 à 13:05 par kabyle-bejaia Tags : Béjaia

économie à Béjaia

Publié le 28/02/2012 à 09:23 par kabyle-bejaia Tags : Béjaia
Economie :
Béjaïa, ville de lumière aux mille trèsors est appelé a devenir un pôle économique et touristique dans les années à venir. Pour autant, elle est aussi tributaire de ses infrastructures notament en ce qui concerne le transport qui est un paramètre très important à développer.

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De par sa position géographique et les énormes potentialités qu’elle recèle, la ville de Béjaïa est logiquement appelée à connaître un essor extraordinaire et de nouvelles limites intra et extra-muros.

Selon la vision urbanistique projetée par la société d’architectes Axxam (lire akham, maison en kabyle), le développement de la ville est tributaire de la refonte totale du système de transport en général, appelé à dessiner une nouvelle armature urbaine.

En prime, il est proposé l’installation d’une gare inter-modale au niveau d’Ibourassen (Oued Ghir), à moins de dix kilomètres de la ville de Béjaïa, pour éviter à celle-ci d’accueillir un flux massif de véhicules de tout genres, lourds et légers.

Différentes dessertes

Le diagnostic fait par M. Boutrid Larbi, architecte-gérant de ce bureau d’études, est que le transport urbain, utilisant des bus et fourgons à profusion, a atteint ses limites. «Il serait, dira-t-il, salutaire de le remplacer par l’implantation d’un tramway qui est un moyen de transport moderne dans les villes, car il pollue moins, et il confère plus de sécurité et de confort pour l’usager.» La plaine de Béjaïa est, selon notre interlocuteur, prédisposée à ce genre de transport, car de grands couloirs de circulation existent déjà : la route d’Alger, la route des Aurès, la rue de la Liberté, le boulevard Krim Belkacem et le long des deux oueds Séghir et Sérir.

Dans une deuxième phase, le tramway pourrait desservir la côte est de Béjaïa, en traversant toutes les stations balnéaires, de Tichy à Melbou.
Une bretelle du tramway sera orientée vers le nouveau campus universitaire d’Aboudaou qui accueillera à son achèvement entre 35 et 40 000 personnes, entre étudiants, enseignants et travailleurs.

Puisque le tramway ne pourra pas atteindre les hauteurs de la ville, il serait prévu la construction d’un téléphérique comme cela existe dans d’autres pays. L’emplacement actuel de la prison et du groupement de la gendarmerie nationale, servirait de station pour le téléphérique. Projet chimérique ou réalisable ? Boutrid penchera bien sûr pour la deuxième option. «Ces projets, soutient-il, ne sont toutefois réalisables qu’avec le concours des partenaires étrangers avec lesquels des montages financiers pourront se faire. Car, poursuit-il, ce sont des investissements à long terme et cela demande beaucoup d’argent. L’apport du capital étranger sera déterminant.»

La modernisation du transport public ferroviaire est également au menu des propositions de la Société Axxam. La réalisation d’une double voie ferrée de Béjaïa jusqu’à Tazmalt en passant par de nombreuses localités de la vallée de la Soummam, est très recommandée, car cela permet surtout de régler les grands problèmes de circulation causés notamment par les camions, les bus, fourgons et autres véhicules. «L’utilisation du train permet aussi de gagner du temps, causera beaucoup moins d’accidents et maintiendra nos routes dans un meilleur état», a ajouté notre interlocuteur. Pour le train du transport de marchandises, ce dernier pense que «le rail devra être dévié à partir de Bir Es Salem pour rejoindre le port et son extension en longeant l’oued Soummam.»
Quant au transport public maritime interurbain, on plaide pour la création de débarcadères à partir du port actuel (tunnel Sidi Abdelkader) vers Boulimat, Tala Guilef, Saket, Tighremt, Oued Dass, Béni K’sila, Cap Sigli, stations balnéaires très prisées par les estivants. L’autre itinéraire concernera Tichy jusqu’à Melbou.

Port et aéroport: grand pôle de développement

L’extension du port à partir de l’emplacement de Cévital jusqu’à la limite de l’aéroport Abane Ramdane (deux fois plus grand que l’actuel port) permettra, selon Boutrid, «de libérer, dit-il, le premier bassin de l’activité économique pour le restituer à la ville par sa transformation en port de plaisance et fera ainsi jonction avec l’autre port de plaisance de la Brise de mer qui est, lui, en cours de réalisation. Quant au port de pêche, il maintiendra son emplacement actuel», a-t-il ajouté. Ainsi, le nouveau port de plaisance ouvrira un champ visuel sur la mer qui se mettra alors en contact direct avec la ville, car elles sont liées l’une à l’autre à travers les âges.

Le deuxième objectif de l’extension du port est de permettre de transférer de la marchandise du bateau vers l’avion et vice versa. Une zone de fret serait prévue à cet effet. «Aujourd’hui, dira encore Boutrid, les grands avions ne peuvent pas atterrir à Béjaïa du fait que la piste d’atterrissage est inadéquate. Elle nécessite en revanche son extension, ou bien, la réalisation d’une autre piste pour que les grands avions puissent atterrir facilement. C’est ainsi que l’aéroport pourra devenir un grand pôle économique dans quinze ou vingt ans.» Il signalera au passage que l’étude de l’extension du port est faite par un bureau d’études étranger, et que sa réalisation se ferait en partenariat avec Singapour.

L’autre grand projet, en cours de réalisation celui-là, concerne la construction de la voie d’évitement qui part de Mellala jusqu’au campus universitaire d’Aboudaou, puis elle continuera dans l’autre sens en traversant le piémont de Sidi Boudrahem jusqu’à Boukhiama et Ighil El Bordj.
Cette voie permet de relier les quatre routes nationales : la 9 (Béjaïa Sétif), la 75 (Béjaïa-Amizour), la 12 (Béjaïa-Alger), et la 24 (Béjaïa-Tizi Ouzou). Outre la désengorgement salutaire de la ville, cette voie a aussi d’autres rôles : désenclaver plusieurs communes de l’arrière-pays, dévier le trafic des grands camions et les grands bus, et enfin, créer une parfaite fluidité de la circulation routière. Boutrid considère que même si aujourd’hui l’extension de la ville prend la direction du sud-ouest (Iryahen…), vers les terres agricoles, marécageuses et inondables, «il faut, dit-il, tenter de renverser la vapeur en projetant d’occuper l’autre côté de Gouraya.» Pour ce faire, il a mis en avant l’idée de création d’un Bougie touristique de Tazeboucht jusqu’à Saket. La ville étant dans l’axe des vents dominants, il trouvera indispensable de délocaliser la décharge publique ainsi que les carrières de Boulimat. Aussi, pour raccourcir la distance entre la ville et la côte ouest, il faudra creuser un tunnel à partir du port pétrolier, sous le mont Gouraya, pour pouvoir être en cinq ou dix minutes à Boulimat ou Saket. Le tunnel sera long de 7 km, à l’instar de celui de Kherrata.

Le vieux projet de délocalisation de la zone industrielle de la ville de Béjaïa est également évoqué par notre interlocuteur. Elle occupe un espace qui va de l’actuel port jusqu’à Targua Ouzemour, soit une surface de près de 300 hectares. «Cette zone, dira Boutrid, constitue une entité urbaine de rupture, car elle est au cœur de la ville, au lieu d’être à sa périphérie. La délocalisation de la zone, poursuit-il, permettra une restructuration urbaine de la ville à travers la récupération d’assiettes de terrains, l’aménagement d’espaces verts, la construction de voies de circulation pour devenir de grands boulevards qui permettront, entre autres, le passages du tramway.»

Revalorisation

L’oued Soummam constitue également une autre entité de rupture. Comment pourra-t-il devenir une entité d’articulation, à l’instar de la Seine en France, qui est considérée comme une curiosité de la ville ? «Il faut créer, notera Boutrid, une série de ponts, 3 ou 4, pour relier les deux berges de la Soummam, notamment entre Tala Hamza et Oued Ghir.» Mais, cela nécessitera au préalable son curage et sa canalisation en aval. L’oued pourra éventuellement devenir navigable pour les petits bateaux de plaisance au milieu d’une végétation luxuriante.

Aussi, pour créer de véritables espaces vers, il est tout simplement suggéré la revalorisation du parc national de Gouraya, les Oliviers, le Bois Sacré, les petites forets de Sidi-Ahmed et de Sidi Boudrahem… Citant le Parc national de Gouraya (PNG), notre interlocuteur regrettera que ce dernier, qui est une «entité très intéressante, dira-t-il, soit en rupture avec la ville.» Il reste donc, selon lui, à créer une relation fonctionnelle entre le PNG et la ville par le biais d’un téléphérique. Un grand parc d’attraction pourra également être implanté au PNG et ambitionnera de brasser un cocktail d’activités de loisirs, culturelles, artistiques, didactiques…

En outre, tous ces grands projets en cours d’études au niveau du PDAU, pourront amplement aider, de façon générale, à la restructuration des quartiers spontanés périphériques à la ville, tels que, Ighil Ouazoug, Dar Djbel, quartier Smina, Tala Markha…

Quoi qu’il en soit, les énormes potentialités de développement de la ville de Béjaïa sont telles qu’elles pourront faire de cette dernière, dans quinze ou vingt ans, un véritable centre de rayonnement économique et touristique dans tout le pourtour méditerranéen.

Source: La tribune
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